
Rentrée scolaire et sécurité routière : 5 règles à suivre
À chaque rentrée scolaire, on martèle le message : les conducteurs doivent redoubler de prudence sur la route et en particulier près des écoles. C’est encore plus vrai cette année, car nos habitudes ont été modifiées par la pandémie de COVID-19 et le confinement.
N’oublions pas non plus l’impact des nouvelles règles de la santé publique.
« On prévoit beaucoup plus de va-et-vient autour des écoles et dans les zones scolaires, alors que le transport par autobus est perturbé par les mesures sanitaires. De 72 enfants par autobus jaune, on ne pourra qu’en transporter 48, ce qui risque forcément d’augmenter le nombre de parents qui iront reconduire leurs rejetons en véhicule, d’enfants qui trottineront, marcheront ou encore qui enfourcheront leur vélo pour retrouver les amis dans la cour d’école », souligne CAA-Québec.
L’organisme rappelle d’ailleurs les cinq règles d’or de la sécurité routière dans les zones scolaires :
- Conduire dans le respect des règles
On signale, on boucle la ceinture et on s’assure que le siège de bébé est bien attaché, mais on peut aussi se stationner un peu plus loin, dans un endroit sécuritaire, et marcher les derniers mètres. On débarque toujours son enfant du côté trottoir. - Prendre le temps de bien faire les choses
On quitte la maison quelques minutes plus tôt qu’à l’habitude pour se donner le temps de réagir aux imprévus. Il n’est pas question d’accélérer pour rattraper un retard. Les limites de vitesse sont généralement de 30 km/h dans les zones scolaires et ne peuvent excéder 50 km/h. Sachez que, depuis août 2019, les amendes pour excès de vitesse dans ces zones sont doublées lors de la période scolaire. - Respecter la signalisation
Les zones scolaires comportent différents risques et elles ont une signalisation en conséquence, notamment pour les passages pour écoliers, les limites de vitesse en heure scolaire ou le signal avancé d’arrêt d’autobus. Il y a aussi des indications claires dans les débarcadères. Lorsque vous venez déposer votre enfant en auto, vous n’avez aucune raison de plaider l’ignorance des règles de sécurité. - Écouter les brigadiers scolaires
En vertu de l’article 311 du Code de la sécurité routière, toute personne doit, malgré une signalisation contraire, obéir à l’ordre d’un brigadier scolaire au même titre qu’un agent de la paix, lorsque celui-ci dirige la circulation. - S’arrêter quand l’autobus scolaire s’immobilise
Quand les feux rouges clignotants s’allument et que le chauffeur active le panneau d’arrêt, arrêtez-vous à cinq mètres de l’autobus. Autrement, vous êtes passible d’une amende de 200 $ à 300 $, assortie de neuf points d’inaptitude à votre dossier de conducteur. La seule exception est lorsque l’autobus se trouve sur la voie inverse d’une chaussée séparée par un terre-plein. Vous pouvez repartir quand les feux sont éteints, que le panneau d’arrêt est replié… et qu’il n’y a plus d’enfants dans la voie, bien sûr.
En terminant, CAA-Québec insiste sur l’importance de faire attention aux distractions (comme le cellulaire), de garder les deux mains sur le volant et d’essayer d’établir un contact visuel avec les enfants avant d’entamer une manœuvre. Prenez une seconde de plus à un arrêt obligatoire et, de grâce, respectez les traverses piétonnières!