
Quatre grands mythes de la conduite sous l'effet de drogues et médicaments
Beaucoup de fausses croyances circulent par rapport à la conduite avec facultés affaiblies sous l’influence de drogue ou de médicaments. De plus, cette pratique semble banalisée avec l’approche de la légalisation de la consommation de cannabis au Canada. Vous avez peut-être lu notre dernier article expliquant les moyens de détecter ainsi que les sanctions reliées à ce comportement, sinon consultez-le ici (lien de l’article 45425 pas encore publié). Dans cet article, nous nous attaquerons aux quatre mythes les plus répandus au sujet de la conduite sous l’influence de drogues et médicaments.
Mythe n° 1 : les policiers ne peuvent pas vérifier qu’un conducteur est sous l’effet de la drogue
Ce mythe est tellement répandu au Québec et ailleurs dans le pays qu’on en vient presque à le croire véridique. Cependant, la réalité est tout autre : les policiers peuvent évaluer la capacité de conduire en faisant passer des tests de coordination au conducteur, les mêmes que ceux utilisés pour détecter la consommation d’alcool. En effet, ces tests sont suffisants selon la loi pour pouvoir mettre en état d’arrestation un conducteur pour facultés affaiblies. Au poste de police, des experts feront des tests plus poussés pour valider ces résultats.
Mythe n° 2 : je ne fume que du cannabis, mais ce n’est pas si grave, car c’est une drogue douce
Bien que certains soient convaincus qu’ils ne font rien de mal en conduisant sous l’influence de cannabis ou d’autres drogues douces, la réalité est que la consommation de drogues (même les plus douces) et de médicaments peut entraîner une mauvaise perception des distances et des vitesses, et a un impact sur la concentration et la capacité d’analyser des situations rapidement.
Mythe n° 3 : j’ai consommé de la drogue, mais je ne vais pas loin alors je peux prendre ma voiture
Ce raisonnement, bien que logique pour certains téméraires, est complètement dangereux! Selon la Société de l'assurance automobile du Québec, plus de 45% des accidents ont lieu près de la maison. En effet, le conducteur a tendance à devenir moins attentif lorsqu'il s'approche d'un endroit qu'il connait bien. Il se met en mode « pilote automatique », ce qui affecte grandement sa vigilance et ses réflexes.
Mythe n° 4 : les médicaments sont moins dangereux que les drogues au volant
Encore une fois, il s'agit d'une affirmation complètement fausse! Certains médicaments, même s'ils sont prescrits et que vous soyez totalement en droit de les consommer, peuvent diminuer la capacité d'un conducteur. En effet, ils peuvent causer de la somnolence, des étourdissements, une vision floue et une baisse de concentration, entre autres. Il faut aussi faire attention aux médicaments en vente libre, qui ne sont pas toujours munis d'un avertissement de somnolence. Ces médicaments incluent les tranquillisants, antidépresseurs, somnifères, antihistaminiques (contre les allergies), décongestionnants (pour supprimer la toux), relaxants musculaires et autres.