
Cannabis au volant : ce qu’il faut savoir
Parmi les nombreux enjeux que soulève la légalisation du cannabis au Canada, il y a bien sûr la sécurité routière. Selon la SAAQ, 25% des conducteurs qui ont pris de la drogue dans la dernière année ont affirmé avoir conduit un véhicule après avoir consommé.
À quel point est-ce dangereux? Voici ce que vous devez savoir…
Vrai ou faux : le cannabis peut être pris à la légère?
Faux. Les produits du cannabis d’aujourd’hui sont de 5 à 10 fois plus forts que ceux consommés dans les années 1960 et même plus. Le raffinement des méthodes de culture et le croisement de plants ont grandement modifié la concentration moyenne de THC.
Les effets sont-ils différents selon le mode de consommation?
Oui. Plusieurs modes de consommation sont possibles pour le cannabis et la concentration de THC en est directement liée. Les effets ressentis variant selon le taux de THC dans le sang, il y a des différences importantes dans l’expérience ressentie. En consommer dans la nourriture ou les boissons peut être trompeur pour les conducteurs.
Vrai ou faux : le cannabis n’affecte pas la conduite?
Faux. L’effet du cannabis diminue les facultés à conduire de façon sécuritaire et augmente le risque d’accident. Une étude du gouvernement canadien mentionne une coordination plus floue, un temps de réaction plus long, une concentration plus ardue, des décisions plus difficiles à prendre et une évaluation des distances plus confuse.
La police peut-elle savoir si un conducteur a consommé?
Oui. Au Canada, les policiers peuvent intercepter un véhicule pour vérifier l’état du conducteur. Les appareils de contrôle et les experts en reconnaissance de drogues peuvent alors déceler des facultés affaiblies, nous rappelle CAA-Québec.
Combien de temps le cannabis reste-t-il perceptible dans le corps?
Ça dépend de la dose, du mode d’administration, de la fréquence de consommation et du métabolisme de l’individu. Aussi, le test utilisé et la matrice choisie vont influencer les temps de détection. Par exemple, le THC sanguin peut être détecté jusqu’à 12 heures après consommation d’une faible dose et jusqu’à tout près de 30 heures pour les fortes doses. Dans la salive, une très forte concentration peut être détectée dans les minutes suivant la consommation et jusqu’à 5 heures après, voire 48 heures chez les utilisateurs chroniques.
Dans tous les cas, cependant, les tests ne permettent pas de mesurer les effets psychotropes ressentis dans le cerveau.