
Brexit : Toyota menace de quitter le Royaume-Uni
La sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne bouleverse l’économie de la région et même du continent complet. Plusieurs industries doivent se repositionner sur leurs marchés respectifs et doivent repenser leur chaîne de production selon l’issue des négociations. Dans un contexte de mondialisation, plusieurs entreprises, dont Toyota, pensent se retirer complètement du Royaume-Uni advenant une sortie dure et sans accord.
C’est dans le cadre du Salon de l’auto de Genève que Johan Van Zyl, grand patron du manufacturier Toyota en Europe, a affirmé : « Si l’environnement des affaires devient très difficile, [un retrait] doit figurer aussi parmi les options. Un Brexit dur n’est pas souhaitable ».
Cette affirmation du haut dirigeant a été confirmée par l’équipe de relations de presse du manufacturier à l’Agence France-Presse. Évidemment, ils n’espèrent pas une fin aussi drastique, mais on considère chez Toyota que cette option ne doit pas être écartée pour autant et que les impacts potentiels d’un Brexit dur sont suffisants pour justifier la création d’un plan de sortie.
La sortie officielle du Royaume-Uni de l’Union européenne est prévue pour le vendredi 29 mars 2019. À l’heure qu’il est, les manufacturiers Honda et Nissan ont déjà annoncé le retrait ou le déplacement de certaines de leurs activités à titre préventif. Du côté de BMW, la haute direction se dit prête à réagir en fonction de la décision finale, mais un plan de sortie est déjà sur la table.
Actuellement, Toyota embauche quelque 3 000 salariés au Royaume-Uni répartis dans deux usines. Si un Brexit avait lieu sans accord préalable, bon nombre d’industries seraient susceptibles de devoir payer des tarifs douaniers, ce qui se répercuterait évidemment sur les ventes des produits.