Alcool au volant : 5 fausses croyances
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Alcool au volant : 5 fausses croyances

Chaque année durant le temps des Fêtes, la sensibilisation aux dangers de la conduite en état d’ébriété s’intensifie dans l’espoir que plus de gens comprennent enfin le message. En vérité, quelle que soit la période de l’année, il est toujours bon de s’attaquer à ce fléau qu’est l’alcool au volant.

Une partie du problème vient du fait que certaines personnes se croient invincibles ou plus en possession de leurs moyens qu’elles le sont en réalité. D’autres pensent que la loi ne s’applique pas à elles ou essayent de trouver des façons de la contourner.

Comme le rappelle la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), les fausses croyances relatives à la consommation d'alcool et à la conduite avec les facultés affaiblies sont nombreuses. En voici cinq...

1. « Je connais un truc pour faire baisser mon taux d’alcool. »

Désolé, mais seul le temps peut agir. Prendre une douche froide, un café fort, une boisson énergisante, courir ou danser ne diminue pas l'effet de l'alcool. Il faut donc attendre que le foie fasse son travail.

De même, manger après avoir bu ne change rien – même la bonne poutine de fin de soirée. L'alcool est déjà rendu dans le sang et il est trop tard.

2. « Ça fait une heure que je ne bois plus! »

Rappelez-vous que le taux d'alcool dans le sang continue de monter après le dernier verre : il atteint son maximum une heure après. En outre, si vous avez trop consommé d'alcool, une heure d'attente ne changera rien.

Pour éliminer complètement quelques verres, il faut plusieurs heures. Par exemple, nous dit la SAAQ, pour éliminer 70 mg d'alcool par 100 ml de sang, vous devez attendre près de cinq heures.

3. « Pas grave, tant que je ne roule pas sur un chemin public. »

C’est pourtant bien clair : le Code criminel s'applique à tous les véhicules motorisés, peu importe l'endroit où ils circulent. Si vous avez consommé et que vous conduisez une auto, une motoneige, un VTT, un tracteur ou tout autre véhicule motorisé, vous pouvez être arrêté et accusé de conduite avec les facultés affaiblies.

4. « Je ne suis pas à 0,08. Je ne risque rien. »

L'alcool n’est pas la seule chose qui peut affaiblir votre capacité à conduire. Plusieurs autres facteurs peuvent entrer en ligne de compte : fatigue, drogue, médicaments, stress, maladie, etc. Un policier peut vous arrêter même avec un taux d'alcool inférieur à 0,08, par exemple en vous faisant passer des épreuves de coordination des mouvements.

Par ailleurs, sachez que les alcootests muraux à la sortie d'un bar ou près des toilettes de même que les petits tubes achetés à bas prix peuvent indiquer votre taux d'alcool, mais ils ne mesurent pas votre capacité de conduire.

5. « Pas de danger, je ne vais pas loin. »

Lorsqu'on connaît bien le trajet, on a tendance à relâcher notre attention au volant et à se mettre sur le « pilote automatique », ce qui diminue notre vigilance. Il faut alors beaucoup plus de temps pour réagir à un imprévu, et c’est encore pire sous l'effet de l'alcool. Voilà pourquoi un grand nombre d'accidents se produisent près de la maison.

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