
20 ans de Kia au Canada : tout un progrès!
En 1999, les marques automobiles coréennes ont pris d’assaut le marché canadien. Si Daewoo n’a duré que quelques années, Kia a trouvé le moyen de s’implanter définitivement et elle fête aujourd’hui ses 20 ans au pays.
Oublions la vieille Ford Festiva des années 1980 et 1990, qui était en réalité une Kia vendue ailleurs dans le monde sous le nom de Pride. Même chose pour la fourgonnette commercialisée chez Mazda en 1988, une Kia Besta déguisée.
À l’aube du nouveau millénaire, Kia n’était aucunement connue du grand public et développer un réseau de concessionnaires n’a pas été facile. Par conséquent, on avait attribué à prix dérisoire des concessions aux courageux qui voulaient bien sauter dans l’aventure – souvent de petits marchands de véhicules d’occasion qui voyaient la possibilité d’accéder à la vente de véhicules neufs, leur permettant ainsi de partager des dépenses avec une entreprise parallèle.
Or, l’ascension rapide de Kia en a surpris plusieurs. Au début, la gamme ne comptait que la compacte Sephia/Spectra et l’utilitaire Sportage, mais en moins de cinq ans, elle a triplé avec l’ajout de la sous-compacte Rio, de la berline intermédiaire Magentis (plus tard remplacée par l’Optima), de la fourgonnette Sedona et du VUS Sorento.
C’est d’ailleurs à l’arrivée du Sorento que Kia a commencé à être prise au sérieux. Des acheteurs de Nissan Pathfinder, de Ford Explorer et de Jeep Grand Cherokee ont fait le saut chez Kia, acceptant de débourser pour une première fois des sommes qui n’étaient plus attribuables à de petits véhicules bon marché. Encore aujourd’hui, la marque déploie beaucoup d’énergie pour promouvoir le Sorento, qui demeure à l’échelle nord-américaine son produit le plus important.
Y a-t-il eu des échecs? Bien sûr! Pensons au Borrego, un grand VUS à moteur V8 qui a eu le malheur de se pointer en pleine crise automobile et à une période où le litre d’essence atteignait des plafonds historiques. Ses ventes ont été si faibles que Kia l’a abandonné après seulement deux ans. Quant à la berline Amanti, elle n’a pas su rivaliser avec la très convoitée Chrysler 300 de l’époque.
Le rachat de Kia par Hyundai a entraîné une nette amélioration de la qualité des produits en raison du grand partage de composants entre les deux (Kia est la marque populaire numéro un pour la qualité initiale depuis cinq ans selon J.D. Power, rappelons-le). Idem pour l’embauche du designer de renom Peter Schreyer, anciennement d’Audi, qui a complètement changé l’image du constructeur. Sa première réalisation complète a été la Kia Soul, lancée en 2009.
Kia Canada a abandonné les modèles Rondo et K900 il n’y a pas si longtemps, puis fera de même à la fin de l’année avec la berline Cadenza, dont les ventes ne sont plus à la hauteur. Comme bien d’autres joueurs, le fabricant coréen mise davantage sur les utilitaires avec l’ajout récent du grand Telluride et bientôt du sous-compact Seltos.
Acheteurs de véhicules d’occasion, sachez que, malgré des valeurs de revente encore faibles, Kia se situe maintenant au-dessus de la moyenne en termes de fiabilité.