
Boîtes CVT : avantages et inconvénients
Depuis une bonne dizaine d’années, les transmissions à variation continue, communément appelées par leur acronyme anglais « CVT », sont de plus en plus populaires, surtout dans les voitures et petits VUS à usage urbain dont l’une des vocations premières est d’économiser du carburant.
Une CVT, c’est un dispositif mécanique qui permet de faire varier continuellement le rapport de démultiplication d'un arbre moteur à un arbre mené, le tout dans le but de faire travailler le moteur à son régime de fonctionnement optimal à chaque seconde.
Ça permet de minimiser la consommation d'énergie – sans pour autant diminuer la puissance et le couple disponibles – ou encore d'assouplir les variations de vitesse en évitant les changements de régime dus aux paliers des boîtes automatiques conventionnelles avec rapports.
Pour ce qui est du rendement énergétique, laissons les chiffres parler d’eux-mêmes. Une Nissan Sentra 2016, par exemple, consomme en moyenne 7,2 L/100 km avec une CVT, mais 7,9 L/100 km avec une boîte manuelle à six rapports. Dans le cas d’un Subaru Forester 2017 à moteur de 2,5 litres, l’écart est encore plus grand : 8,4 L/100 km avec la CVT contre 9,7 L/100 km avec la manuelle à six rapports.
Le principal inconvénient de ce genre de transmission, c’est sa fragilité. En effet, une CVT n’est pas conçue pour être très sollicitée ou pour tirer des charges moyennes à fortes pendant longtemps. Elle ne peut avoir une prise solide comme les engrenages d’une transmission automatique qui offre une prise directe. Voilà pourquoi on retrouve extrêmement peu de VUS munis d’une telle boîte – et aucune camionnette, il va sans dire!
Il faut savoir que les CVT ont la plupart du temps des circuits de protection. Elles pourraient donc s’immobiliser à n’importe quel moment, simplement parce que la tâche est trop dure. Dans d’autres cas, elle pourrait trop s’user et entraîner une détérioration rapide des pièces internes.
Pour ces raisons, l’entretien d’une CVT est assez strict et plus fréquent que pour une transmission automatique ordinaire. D’ailleurs, on remarque que les intervalles recommandés par les manufacturiers se sont resserrés dans les dernières années. Rien à voir avec les premiers temps où certains constructeurs se vantaient d’avoir des CVT sans entretien!
Étant donné son caractère unique, une CVT est très dispendieuse à faire réparer advenant un bris. Souvent, la facture passe du simple au double en un instant. Bref, si votre véhicule en est équipé, prenez-en soin et ne la sollicitez pas trop fortement.