
La Mazda MX-5 a-t-elle des problèmes connus?
Même si la Mazda MX-5 de quatrième génération (nom de code ND) en est à sa 11e année, sa silhouette ne montre pas une ride. Elle semble au goût du jour et son charme opère aussitôt qu’on en prend le volant. Naturellement, Le Guide de l’auto la classe parmi les meilleurs achats dans la catégorie des sportives, et ce, bien qu’elle ne soit pas aussi spacieuse ni aussi performante que plusieurs autres.
Les prix d’un modèle flambant neuf sont encore tout à fait raisonnables également, eux qui débutent à 38 590 $ en incluant les frais (MX-5 manuelle à toit souple). Vous pouvez en plus déduire un rabais de 3 000 $ accordé par le constructeur sur un achat comptant en ce moment même.
Du côté de l’occasion, les MX-5 usagées conservent une assez bonne valeur en général. La demande est toujours au rendez-vous et la fiabilité de la voiture en est l’une des raisons. Cela dit, la petite décapotable de Mazda a-t-elle des problèmes connus? Comprenez qu’on ne parle pas de l’espace restreint, de la puissance modeste sous le capot ou d’autres trucs du genre.
Pour ce qui est de la génération actuelle (2016-2026), on peut citer un revêtement de sièges qui s’use plutôt rapidement et laisse des marques de même qu’un toit en tissu qui peut s’abimer après des années de contact avec les arceaux de sécurité. À propos, comme avec tout cabriolet, il est important de bien vérifier l’état du toit et le fonctionnement du mécanisme pour s’assurer que tout est en ordre, car les réparations ici pourraient coûter cher.
Certains propriétaires se sont plaints de cognements de la suspension arrière en roulant sur de grosses bosses. Puis, en début de génération, de nombreux exemplaires ont éprouvé des ennuis avec les changements de rapport, particulièrement au niveau des deuxième et troisième rapports. Mazda a corrigé ses transmissions par la suite.
Autre point : la peinture, plus précisément le fameux Rouge cristal métallisé qui est devenu la signature visuelle, pour ne pas dire la marque de commerce, de Mazda. Son manque de durabilité a été décrié par plusieurs : trop mince pour bien absorber les rayons de soleil, elle avait tendance à s’écailler facilement à une certaine époque. Si vous envisagez l’achat d’une MX-5 2016 à 2018 dans cette teinte, songez sérieusement à faire appliquer une pellicule protectrice transparente sur une bonne partie du devant. Pour le reste, prévoyez des retouches chez un spécialiste à plus long terme.
Si l’on remonte à la troisième génération (2005-2015), des cas de dégradation à l’intérieur de l’accélérateur ont été répertoriés, avec comme conséquence des hésitations ou des mouvements saccadés. Seule une inspection mécanique spécifique permettrait de le déceler. Par ailleurs, le réservoir de liquide de refroidissement pouvait craquer et céder sous l’effet de la chaleur du moteur, entraînant un risque de surchauffe. Ici, c’est plus facile à vérifier et à remplacer au besoin.
Quant à la rouille, un problème de plusieurs anciens modèles Mazda, les première et deuxième générations ont effectivement donné des maux de tête à leurs propriétaires, mais ça s’est largement résolu depuis ce temps.
De façon plus générale, la MX-5 est une voiture qui roule peu (confirmé par une étude de la firme iSeeCars qui l’identifiait comme étant le véhicule avec le plus bas kilométrage annuel moyen), ce qui est a priori une bonne nouvelle pour les acheteurs, mais peut aussi représenter un piège. Par exemple, des freins pas suffisamment sollicités peuvent entraîner une accumulation de saletés et de rouille sur les disques, un grippage des étriers et le glissement (vitrification) des plaquettes. C’est donc à surveiller.
Voilà à peu près ce qui fait le tour de la question. En fin de compte, vous ne devez avoir aucune véritable crainte d’acheter une MX-5 d’occasion, puisque son dossier de fiabilité est assez reluisant par rapport à d’autres sportives. Faites vos devoirs habituels de consommateur averti et vous roulerez l’esprit en paix.