
Attention au cannabis comestible, avertit CAA-Québec
Le cannabis a beau être légal depuis octobre 2018, les jeunes Canadiens âgés de 18 à 24 ans sous-estiment encore les effets de la drogue sur leur capacité à conduire un véhicule.
Selon un récent sondage de CAA-Québec, un sur cinq aurait déjà conduit sous l’influence du cannabis ou été dans un véhicule conduit par une personne intoxiquée.
Pire encore, 12% des répondants jugent que consommer du cannabis avant de conduire n’a aucun effet sur leur performance, ou même l’améliore.
L’organisme y va d’une autre mise en garde contre toutes les formes de consommation, mais particulièrement le cannabis comestible. Son temps d’action plus long que le cannabis inhalé (jusqu’à deux heures comparativement à quelques minutes) est un problème pouvant induire le consommateur en erreur quant à ses effets. Ce dernier pourrait être tenté d’en ingérer davantage ou, pire, de prendre le volant en se croyant apte à conduire.
Dans le même sondage, on apprend qu’un tiers des jeunes Canadiens croient qu’il n’y a pas de danger à conduire moins de cinq heures après avoir consommé du cannabis comestible.
« On banalise encore trop souvent les effets de la consommation de cannabis sur la conduite automobile. Pourtant, les facultés peuvent demeurer affaiblies jusqu’à 12 heures après avoir consommé du cannabis comestible », rappelle Marco Harrison, directeur de la Fondation CAA-Québec.
Et n’oublions pas non plus que le Code de la sécurité routière du Québec est très clair : c’est tolérance zéro en matière de drogue au volant. En cas d’infraction, le permis de conduire est suspendu sur-le-champ pour 90 jours.
Bref, comme le dit si bien CAA-Québec, « conduire gelé, ce n’est pas mieux que conduire paqueté. »