
Étude : plusieurs conducteurs désactivent les aides à la conduite
Les véhicules modernes sont plus équipés et sophistiqués que jamais, notamment en matière de technologies d’infodivertissement, de sécurité et d’aide à la conduite. Sur ce dernier point, par contre, il semble que beaucoup de conducteurs y voient trop d’irritants pour les utiliser.
En effet, selon une nouvelle étude de la firme Erie Insurance aux États-Unis, plusieurs les détestent ou ne leur font tout simplement pas assez confiance, si bien qu’ils choisissent de les désactiver sur la route.
Les trois systèmes qui dérangent le plus les conducteurs sont le régulateur de vitesse adaptatif (désactivé par 30% des répondants), le détecteur d’attention du conducteur (23%) et l’aide au maintien dans la voie (23%).
Viennent ensuite l’avertisseur de sortie de voie (21%), le freinage d’urgence automatique (17%) et la reconnaissance des panneaux de signalisation (14%).
Les autres dispositifs d’aide à la conduite s’avèreraient moins dérangeants et sont donc rarement désactivés par les conducteurs. On parle entre autres de l’avertisseur de collision avant, du système de surveillance des angles morts, de l’alerte de circulation transversale arrière et de la caméra de recul.
Selon l’étude, les répondants disent éteindre ces systèmes soit parce qu’ils les trouvent trop agaçants ou distrayants, soit parce qu’ils préfèrent être plus en contrôle du véhicule. Certains se méfient aussi de leur capacité à prévenir une collision. Autrement dit, ils ne veulent pas confier leur sécurité à une machine.
À l’inverse, d’autres études comme celle du AAA (l’équivalent américain de notre CAA) ont démontré qu’un bon nombre de conducteurs font trop confiance aux aides à la conduite et s’en servent comme prétexte pour détourner leur attention de la route, par exemple pour texter ou jouer à un jeu sur leur cellulaire.
Est-ce que les constructeurs automobiles vont aller jusqu’à rendre impossible la désactivation des systèmes de sécurité? Peut-être pas, mais une chose est sûre : il y a encore beaucoup de travail à faire pour rendre la technologie réellement efficace et au service de l’expérience de conduite.