
Un Audi Q7 TDI usagé est-il un choix sage?
Les VUS sont très prisés des familles en ce moment et l’attrait de la marque Audi est indéniable, mais un véhicule comme le Q7 n’est pas à la portée de tous. Un modèle usagé vieux de quelques années représente une solution, sauf que celle-ci n’est pas sans risque.
Prenons l’exemple d’un Audi Q7 TDI 2014 qui aurait un peu plus de 120 000 kilomètres au compteur. Est-il assez fiable et économique pour en valoir la peine? Serait-il plus sage d’opter pour un rival japonais comme l’Acura MDX?
Pour commencer, vous devez savoir que Volkswagen et Audi relâchent actuellement sur le marché des centaines de Touareg TDI et de Q7 TDI qui ont été modifiés pour se conformer aux normes antipollution à la suite du fameux scandale appelé « Dieselgate ». Il y en aura même de plus en plus au cours des prochains mois et les prix seront assurément très attrayants. Pourquoi? Tout simplement parce que la demande ne sera pas aussi grande que l’offre.
Or, est-ce une raison de se procurer un Audi Q7 TDI? Pas du tout si l’une des priorités est d’économiser de l’argent. En effet, même si l’on profite d’une consommation moyenne d’environ 9 L/100 km, il faudra toujours débourser davantage pour le diesel que l’essence à la pompe, sans compter que l’entretien est trois fois plus dispendieux.
Certes, rappelle le journaliste du Guide de l’auto Antoine Joubert, le constructeur Volkswagen applique une garantie prolongée sur ses mécaniques diesel, ce qui donne une certaine tranquillité d’esprit, mais le coût d’entretien du Q7 demeure très élevé.
Un exemple? La plupart des Audi Q7 sont équipés d’une suspension pneumatique très efficace, mais aussi très capricieuse, qui peut facilement coûter des milliers de dollars en réparation.
Bref, sur le plan financier, le Q7 TDI n’est vraiment pas aussi intéressant qu’un MDX. Oui, son comportement routier est un peu plus raffiné, sa capacité de remorquage est plus élevée et son niveau de finition est supérieur, mais il y a un prix à payer pour tout ça. Voyez-le comme un achat émotionnel plutôt que rationnel.