Lexus LC 500 2026 : une des deux décapotables japonaises
Antoine Joubert

Lexus LC 500 2026 : une des deux décapotables japonaises

31 juillet 2026 — Écrit par Le Guide de l'auto

Lancée pour 1990, la division Lexus a marqué l’industrie au fer rouge avec une grande berline qui allait répliquer de très belle façon au succès des BMW Série 7 et Mercedes-Benz Classe S. C’était la LS. Une voiture que Lexus n’a malheureusement pu conserver dans sa gamme, les efforts ayant plutôt été mis sur les VUS. L’abandon de la LS était-il un choix difficile pour Lexus? Sans doute que non, puisque les ventes en 2024 et 2025 étaient rendues symboliques. Et malheureusement, il en va de même pour la sportive LC, qui subira le même sort.

Voilà une voiture fascinante. D’abord lancée sous forme de coupé en 2018, alors qu’elle avait toutes les allures d’un prototype futuriste. Elle reprenait en quelque sorte le flambeau de la SC abandonnée depuis belle lurette, prouvant à l’industrie que le Japon pouvait aussi créer de magnifiques coupés grand tourisme. Dès l’année suivante, le constructeur présentait un concept cabriolet de la LC, qui allait être commercialisée pour l’année-modèle 2021. Depuis, hormis l’abandon du coupé à motorisation hybride LC500h, bien peu de changements lui ont été apportés.

Lexus LC 500 2026 : une des deux décapotables japonaises
Antoine Joubert

Se faire plaisir

Appelons un chat un chat. La LC est une voiture de retraité qu’on se procure pour son style, sa puissance, son prestige, mais aussi pour son confort. Elle n’est pas conçue pour battre des records en piste ou pour effrayer certains modèles M ou AMG de marques rivales. Il s’agit plutôt d’une voiture raffinée pour de grandes balades et conçue pour se faire plaisir.

Voilà le constat que nous avons pu tirer de ce dernier essai, avant bien sûr que la LC ne prenne sa retraite. Celle-ci sera abandonnée vers la fin de l’année, la production cessant d’ailleurs au mois d’août 2026. Sa remplaçante? Sans doute une électrique inspirée du concept LFA présenté en décembre dernier.

Lexus LC 500 2026 : une des deux décapotables japonaises
Antoine Joubert

En attendant…

Offerte à seulement 29 unités sur le marché canadien, l’édition Inspiration #08 apporte, dit-on, une touche d’exclusivité supplémentaire à la variante décapotable. Voilà qui fait sourire, considérant que cette dernière risque d’être plus populaire que l’ensemble des autres configurations, si l’on se fie au fait que Lexus ait écoulé l’an passé au pays un total de 143 LC500, coupé ou décapotable.

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Antoine Joubert

Cet ensemble comprend une peinture couleur « vent », une capote de teinte brun foncé et un habitacle tout en cuir mariant le blanc et le marron. Une voiture numérotée où, encore une fois, la qualité d’assemblage tient du grand art. Bien sûr, il n’y a rien de rationnel dans le choix d’une telle voiture. Celle-ci vous offre des sièges arrière qui peinent à contenir un sac d’épicerie, une instrumentation semi-numérique qui nous fait reculer dix ans derrière de même qu’un système de gestion informatique inutilement complexe. Cela dit, voilà une voiture qui ravive les cinq sens et qui, surtout, procure à son conducteur une paix d’esprit impossible à obtenir chez les Allemands. En l’occurrence, la Lexus LC est une voiture fiable et de grande qualité.

Sous le capot, son V8 de 5,0 litres vrombit magnifiquement bien. Fort de ses 471 chevaux, il ne fait appel à aucune suralimentation. Offert jusqu’à tout récemment chez la IS 500, ce V8 est un véritable joyau. Puissant, sonore et hautement raffiné, bien que les chiffres d’accélération n’aient rien d’exotique. Imaginez, vous bouclerez le 0-100 km/h plus rapidement avec le Toyota C-HR, auquel la LC 500 concède deux dixièmes de secondes (effectuant l’exercice en 5,4 secondes).

Lexus LC 500 2026 : une des deux décapotables japonaises
Antoine Joubert

D’une remarquable stabilité, la LC 500 profite d’une suspension pilotée qui permet d’obtenir un niveau de confort exceptionnel. En virage, le roulis est symbolique, une conséquence de voies très larges et d’un faible centre de gravité. Extrêmement silencieuse, elle se dote d’un système de contrôle actif du bruit particulièrement efficace, et ce même à ciel ouvert. Sachez d’ailleurs que la capote souple se déploie en mouvement jusqu’à une vitesse de 50 km/h, et que l’exercice ne requiert que 15 secondes.

Les adeptes de conduite pourraient opter pour le coupé doté de l’ensemble Performance (15 000 $) qui comprend un aileron rétractable, un toit de carbone, un amortisseur de performance arrière et un différentiel à glissement limité Torsen. Un ensemble fortuit qui certes peut améliorer la conduite en certaines situations, mais qui ne rendra pas l’expérience plus enivrante. Rappelons-le, la LC n’est pas une Porsche 911.

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Antoine Joubert

Coûteuse, mais…

Par sa rareté et parce qu’on s’y intéresse sur les marchés d’occasion, la LC conserve une excellente valeur marchande. Serait-ce parce que les acheteurs ne craignent pas de se faire « saigner » en coûts d’entretien et de réparation? Sans doute que oui. À un peu plus de 139 000 $, notre LC 500 n’est donc pas une catastrophe financière. Bien sûr, la somme pour son acquisition est colossale et loin d’être accessible à tous, mais le coût de possession après achat demeure raisonnable. Un achat donc plus rationnel que certaines rivales, même s’il n’y a rien de rationnel à se procurer un cabriolet de cette somme.

En terminant, n’oubliez pas que cette Lexus sera la dernière voiture de la marque à profiter d’un moteur V8. Pour certains adeptes, voilà une véritable plus-value. Son départ fera en sorte qu’une seule voiture japonaise sera encore offerte en cabriolet : la Mazda MX-5.

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