
COVID-19: les prix des véhicules usagés vont-ils écoper?
La pandémie de COVID-19 touche durement le monde de l’automobile, particulièrement les concessionnaires. S’il a été beaucoup question de la forte baisse des ventes de véhicules neufs depuis le début de la crise en Amérique du Nord, les véhicules usagés en prennent pour leur rhume eux aussi.
D’une part, il faut penser à tous ces véhicules qui atterrissent dans les cours de concessionnaires après une location. À l’heure actuelle, certains clients remettent leur voiture parce que leur contrat les oblige à le faire, sans nécessairement repartir avec une autre.
Plusieurs vont profiter des extensions de baux offertes par des constructeurs tels que Hyundai et Mazda. Selon certaines estimations, de 35 000 à 40 000 véhicules loués devaient retourner sur le marché canadien chaque mois entre mars et juin. Il faut donc prévoir des retours massifs cet été, ce qui pourrait affecter la valeur des véhicules d’occasion.
D’un autre côté, les particuliers qui souhaitaient vendre leur voiture ou leur camion ce printemps doivent changer leur plan, car les acheteurs potentiels sont quasi inexistants. Qui veut en effet aller inspecter un véhicule sans avoir la certitude qu’il a été bien désinfecté? Ou acheter un modèle possiblement avec quelques problèmes mécaniques ou électroniques sans en faire l’essai?
Mais surtout, la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) se limite actuellement aux services essentiels pour les conducteurs qui travaillent dans les secteurs d’activité jugés prioritaires par le gouvernement. Le transfert de véhicules entre particuliers n’est donc plus possible pour l’instant.
De toute évidence, le nombre de véhicules d’occasion disponibles sur le marché va augmenter considérablement à la sortie de la crise. Certains vont aussi être un peu plus pressés de s’en départir, ce qui risque fort encore une fois de faire baisser les prix.